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  • : Le blog d'Agnès
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Afin de recentrer les thématiques du blog, petit à petit, les articles de cuisine, de nos voyages, visites, flâneries et plongées seront transférés vers d’autres blogs :

Cuisine : Les petits plats d’Agnès
Voyages et plongées : Entre terre et mer.

 

N’hésitez pas à vous y rendre !
Merci pour vos visites.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:04

... les semailles et les moissons,

le froid et le chaud,

l'été et l'hiver,

le jour et la nuit ne cesseront point de s'entre-suivre....

C'est écrit dans la Genèse.

La roue tourne.

Les saisons passent.

Dieu mélange les hommes et les semences, vanne les graines et les chagrins. Laisse-toi porter par le vent,

comme une semence, comme une graine......

 

Henri TROYA, Le sac et la cendre (1948)

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:13
Juliette, une de mes nièces, avait appris ce poème en classe de CP.



1 Printemps
2 Eté
3 Automne
4 Hiver
5 saison


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 07:30

« « Alors que je roupillais , enfin…… que je tentais de réfléchir les yeux fermés dans la véranda face à la mer

 

Ludivine-1

 

…..réveillé de façon sporadique par mes propres ronflements.

Une ombre furtive passa ……

Nomdédla, m’écriais je in petto (c’est pas un grumeau mais une expression du temps d’Astérix qui vivait à côté de chez moi) un renard j’ai vu un bébé renard !

Cela fut si bref que je me demandais si je n’avais pas rêvé .

 

Tu sais Ludivine des bébés sous mes fenêtres j’en ai vu beaucoup :

 

des cormorans

 

 

Ludivine-2 

 


Des goélands marins

 

Ludivine-3

 

 

Des seichons

 

Ludivine-4

 

 

Et bien d’autres encore.

Mais de renardeau point .

Crôteflûte ! pas l’ombre d’une photo pour appuyer mes dires. On va encore me dire que mon imagination m’a joué des tours.

Et pourtant durant ce printemps là nuitamment sous mes fenêtres j’avais entendu des couinements de bébés machins.

 

Les bébés machins ? Ce sont des bébés qui n’ont pas encore de prénoms.

Avant ta naissance tu étais un bébé machin. Voilà.

 

Je sortais silencieusement sur la terrasse , mais les cris cessaient et il n’y avait plus personne.

Pour en avoir le coeur net j’ai disposé sur le lieu de leur passage un peu de plâtre humide et le lendemain matin …. Bingo ! Il y avait des traces bien belles à n’en pas douter celle d’une famille renard .

Comment je sais que c’était des renards ?!!! Mézenfin Ludivine je sais quand même faire la différence avec celles des mammouths !!!!

 

Bon d’accord et maintenant ?

Il y en a un renard qui rôde sous mes fenêtres. Je me suis dit dans mon fort intérieur je vais l’apprivoiser ! C’est une bonne idée, mais comment ?

J’ai bien relu « le Petit Prince » pour trouver la méthode mais n’ai pas trouvé grand-chose. Apprivoiser dit le renard de St Exupéry c’est :

« Créer des liens »

« Tu seras pour moi unique au monde .

« Je serai pour toi unique au monde »

 

Je ne sais pas si toi ,tu y comprends grand-chose… mais moi queue d’âne !!! (c’est une expression de ton Papa).

Bon je vais le faire à la méthode « Armel le rusé » (c’est moi).

Pleine d’imagination et de génie dignes des tous meilleurs.

Le soir, j’ai disposé sous mes fenêtres côté mer un peu de viande.

 

Pourquoi le soir ?

Parce que le jour Germaine mon goéland argenté

 

Ludivine-5

 

attend elle aussi sa pitance ! Et mon renardeau sans malice n’aurait pas fait le poids.

 

Ah , ah le coyote n’a pas mis longtemps à trouver mes offrandes et les apprécier.

Mais le voir eut été mieux encore.

La récompense vint un soir ; il était assis sur son postérieur (les papattes de derrière ou le c..bip..l mais je vais encore me faire gronder) à me regarder l’oeil coquin .

 

Ludivine-6

 

« Tu es donc celui qui, tous les soirs me régale ? » me dit il

« Oui si fait » répondis je l’air faussement détaché.

« Grand merci mon seigneur »

et à ma première tentative d’entrebâiller la porte il s’est échappé dans les fourrés.

Mortecouille , ventre saint bleu , damned !!!!

Encore refait ! pas l’ombre d’une image pour apporter la preuve de son existence.

J’ai donc continué entre chien et loup à nourrir mon petit ami.

Il prenait son repas et disparaissait sans même me laisser un mot de remerciement, un numéro de téléphone ou un email !!!

Quelque chose quoi !

Puis il est revenu, farouche et espiègle .

En fait tu sais quoi ?

Il aimait la musique.

Regarde bien tu vas sûrement le trouver…

 

Ludivine-7

 

Le grand vilain chevelu avec la guitare c’est Pierre mon quatrième bébé à moi.

Approcher un renard avec de la musique ce n’est pas banal…

La fenêtre entrebâillée nous avons pu échanger quelques salutations d’usage .

 


Ludivine-8

 

« Salam

« Salam

« Labbès ?

« Alamdouleilah»

 

Car il savait parler arabe ! Avec une petite pointe d’accent breton… il est vrai …mébon.

 

«Moi c’est Arthur, quatre mois, poil roux, yeux bruns clairs »

« Enchanté moi c’est Armel, 54 ans et demi, poil… euh rare, yeux noirs »

Ça y est nous étions copains.

Arthur est revenu tous les soirs.

Tous les jours un peu plus fort et beau.

 

Ludivine-9

 

Parfois il dormait à mes côtés sur la pelouse.

 

Ludivine-10

 

Tu imagines Ludivine ?

Un renard sauvage la tête posée entre les pattes de devant et celles de derrière collées à la pelouse.

 

Ludivine-11

 

Il s’endormait et se réveillait honteux de s’être laissé allé.

Moi je n’osais pas bouger de peur de le faire fuir.

Notre idylle s’est ainsi poursuivie des mois durant.

Je lui apprenais à chasser la souris avec un bouchon accroché à un long fil que je promenais dans l’herbe.

Il sautait comme les renards des neiges et se laissait retomber sur le bouchon très fier d’attraper sa proie fuyante que j’avais préalablement frotté avec du gras.

Quand il avait trop à manger il partait comme un vrai renard des champs cacher son butin dans mon jardin, plutôt sur ma pelouse côté mer (soit environ quarante mètre carrés) puis après avoir fait une pissette à l’autre bout de la pelouse en regardant la mer (c’est très agréable de faire un petit pipi face à la mer, je confirme) il revenait avec l’air du chasseur émérite, retrouvait son butin, le déterrait et le dévorait avec une fierté non dissimulée.

Ou encore nous cherchions la méthode pour atteindre l’intérieur d’un oeuf.

La première fois que je lui en donné un, il a voulu jouer avec mais maintenant il sait le laisser tomber pour qu’il se casse , sa mâchoire étant trop petite pour briser la coquille.

Bref tous les soirs nous inventions de nouveaux jeux, lui restant toutefois dans une réserve distante ; il n’est toujours pas aujourd’hui question de vouloir le caresser .

 

Un jour alors qu’il était bien gros et gras.

Arthur a disparu !!!

Crénonvendiou... ce que je redoutais est arrivé.

Un con*bip*ard de chasseur avait du lui faire son affaire.

Snif….

Le temps passa et tenta de sécher mes larmes mais le souvenir de mon ami demeurait.

En fait non, il n’avait pas disparu.

Devant moi tout zému trois semaines après il s’est assis à la recherche de quelques nourritures .

Je lui donne des morceaux de chausson aux pommes ; il adore le chausson aux pommes un peu tiède de préférence….

Et puis je le regarde, il est amaigri et…. les mamelles sont enflées !

Croteflute, mon Arthur est une fille ! Et ilelle a pondu.

Je ne sais pas si on dit pondre pour les renards mais tu verras cela avec ta maman c’est une histoire de filles.

Après l’avoir nourri je suis parti à la quête de son terrier et de ses petits.

En fait je l’ai suivi en sautant le mur de mon voisin.

Rapidement j’ai trouvé sa demeure dans la lande, elle était très visible, les fougères n’étant pas encore épanouies, avec le sable blanc expulsé consciencieusement dégagé.

Mais de petits ... point.

Il a fallu attendre, deux mois qu’il (elle) ait fini d’allaiter, puis de nourrir par régurgitation (ton Papa va t’expliquer de quoi il s’agit, c’est un peu pouah caca) pour que enfin elles laissent ses petits se balader avec elle.

Ils étaient deux de la taille d’Arthur quand je l’ai récupéré ; elle est venu avec eux sur ma pelouse, je suis sorti et les petits m’ont littéralement filé entre les jambes.

Je les ai revus deux fois en bas de mon jardin côté mer et deux fois chez mon voisin, mais aucun n’est devenu mon copain et je n’ai pas de photos à te présenter les rencontres étaient trop fugaces.

Depuis les petits ont quitté le terrier pour vivre leur vie.

Arthur est revenue seule et manifestement un peu soulagée.

Depuis elle mange au bout de mes doigts, une fois elle m’en a un peu chopé le bout avec ses crocs et depuis elle fait très attention veillant à ne pas me blesser.

 

Le dernier gag qu’elle a fait alors que je parlais avec ma soeur Gwen dans le séjour assis sur le canapé, elle est entré par la véranda, est passée devant nous un peu surpris quand même, est allé jusqu’à ma chambre, jeté un coup d’oeil, constaté que ce n’était pas du tout rangé comme d’habitude, est ressorti puis s’est assis devant nous l’air de dire :

« Alors ça vient ? »

Je me suis exécuté et suis allé ouvrir un paquet de biscuits dont elle raffole.

 

Ludivine-12

 

Nous nous revoyons depuis très souvent quand je ne suis pas sous l’eau.

Récemment elle m’a demandé des nouvelles d’un certaine Ludivine

« C’est une coquine , non ? »

Ah ça oui !!!

« et elle viendra me voir, un jour »

Inc’h Allah ! Mektoub

 

Allez

Maasalama Ludivine

 

Ludivine-13

 



Un bouquet de fleurs pour ta môman.

 

Ludivine-14

 

Blup °°°

Plouf » »



Armel "Papageno"


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